Les maternités de moins de 21 ans
et leurs impacts socio-économiques
Contexte
Le nombre de mères adolescentes a diminué depuis une décennie dans tous les pays de l’OCDE. Mais cette diminution affecte inégalement les nations et au sein de ces nations, les diverses régions et les différentes catégories de la population (A. Daguerre et C. Nativel, Les maternités précoces, Dossiers d’études, CNAF : février 2004, 53). La fréquence du phénomène situe la France au-dessous de la moyenne des pays de l’OCDE même si elle se trouve au-dessus de la Finlande, du Danemark, de l’Espagne, de l’Italie ou de la Suède. Chaque année en France plus de 4 000 adolescentes mineures deviennent mères.12 % de ces grossesses sont déclarées tardivement traduisant ainsi une forte précarité sociale pour la mère et une plus grande vulnérabilité sur le plan médical pour l’enfant. Dans tous les cas la venue d’un enfant chez une femme mineure renforce les situations de pauvreté et de précarité préexistantes : risque d’interruption de la scolarité entrainant des risques d’emplois sous-qualifiés, risque d’isolement social et familial, difficultés de santé mentale (dépression, addictions) et plus forte probabilité de carences affectives et de déficits du développement pour l’enfant. Toutefois, loin d’être un sujet monolithique, une maternité précoce peut aussi révéler des aptitudes et des compétences chez la jeune mère : il apparaît donc intéressant d’ouvrir ce champ d’exploration dans notre approche (voir C. Le Vann, Grossesses à l’adolescence : normes sociales, réalités vécues, L’Harmattan, 1998.)
Le sujet cette étude, abordé sous le prisme de la monoparentalité est identifié comme thématique prioritaire dans la région en terme de précarité par le comité technique de la POSS-LR de mai 2009.
L’étude vise à décrire l’impact d’une maternité précoce sur les relations familiales, la construction de la parentalité et le parcours de formation et d’insertion de la mère. Elle doit permettre de décrire la population des mères adolescentes, identifier les aides et soutiens dont auraient pu bénéficier ces jeunes mères et identifier l’offre actuelle de soutien de ces maternités précoces.
L'étude est menée par l'Observatoire régional de la santé.
Cette étude bénéficie de soutiens financierset de contributions technique et matérielle des financeurs et partenaires suivants : le Conseil régional, la DRASS, le GRSP, DRDFE, les 6 CAF de la région, le Conseil général de l'Aude, le Conseil général du Gard, le Conseil général de l'Hérault, le Conseil général de Lozère et celui des Pyrénées-Orientales.
Un comité de pilotage permet de suivre le déroulement de l'étude.
Télécharger le compte-rendu du dernier comité de pilotage du 29 janvier 2010
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Cette étude se constitue des 3 phases suivantes :
Analyse des données en routine d’état-civil, du recensement de la population (données 2006) et des données CAF à partir de leur système d’information
Enquête auprès des mères :
1 - enquête par questionnaire auto administré auprès des mères, par les CAF. A ce jour, environ 1046 questionnaires reçus.
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2- enquête complémentaire par questionnaire administré par les professionnels de PMI auprès des jeunes mères suivies en cours de grossesse et en retour à domicile
Les dispositifs d'accompagnement et d'aides publiques
Comptes-rendus des précédents comités de pilotage :
29 juin 2009
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29 septembre 2009
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16 novembre 2009
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